Non pas le paysage mais l’élément, l’eau comme surface.
C’est la connaissance de la mer et du temps qui dicte les prélèvements, être là au bon instant quand le soleil et le vent composent l’image attendue.
Jouer avec l’ombre, les rides s’affûtent et recueillent la brillance à la tranche.
Les plis, les risées, les creux, les pointes, les clapots accrochent la lumière.
La mer regardée devient verticale, le zoom du téléobjectif capte les fragments d’où naîtront les toiles.
Corniche Kennedy, la Haye, la lagune de Venise, le Tage, le Douro, la ria d’Etel, la baie de Douarnenez, la cale et la plage des Dames, l’eau du Rosmeur.
Les toiles de lin brut viennent de Belgique, à leur manière elles relient à la peinture flamande, les ciels larges et la mer large.
Les drapés dans l’histoire de la peinture, prétextes à l’abstraction à travers laquelle on parle.
Les nuances, l’humide, les accents de plaisir dans l’humide, la brillance  de l’huile.
Toute la gamme des bleus, turquoise, céladon, indigo, bleu ciel, marine, cyan, cobalt, jade, pastel et tous les gris, perle, argent, nacre et puis le vert, le violet  et le jaune, la préparation du fond, invisible ou révélé en transparence.
« Les Barricades Mystérieuses », les battements de cils, le clignement des yeux, le rythme et la montée en gamme des scintillements.