Pour Vonnick Caroff, le temps qu’il fait est un évènement : la moindre variation de lumière l’étonne, l’intrigue, comme une nouveauté saisissante. La pluie est veilleuse, avec les reflets qu’elle suscite; malicieuse aussi, faisant fuir les passants, sauf les enfants ravis. Le soleil apparaît : la mer s’anime de toutes ses transparences. Le rivage devient un théâtre où les gens les plus ordinaires semblent soudain parés d’une noblesse singulière, dans le moindre de leurs mouvements : scènes si naturelles qu’elles en acquièrent une sorte d’étrangeté, entre fugacité et permanence, comme autant d’instants volés à l’éternité peut-être ?

En renouvelant ses thèmes de manière imprévisible, l’artiste ne cesse d’approfondir un univers pictural qui n’appartient qu’à elle…


Jean-Pierre Abraham